En bref :
- Le froid hivernal accroît naturellement nos besoins énergétiques en stimulant la thermorégulation corporelle.
- La sensation de faim en hiver est influencée par des variations hormonales, notamment la leptine et la ghréline, ainsi que par la baisse de la lumière naturelle.
- Les plaisirs culinaires hivernaux sont largement liés à la recherche de réconfort face aux conditions climatiques et au ralentissement du métabolisme hivernal.
- Adopter une alimentation saisonnière équilibrée et respecter la fréquence des repas permet de mieux gérer ces envies et d’éviter les excès.
- Il existe des astuces simples pour apaiser la faim hivernale, comme privilégier les soupes maison, l’hydratation et créer un environnement chaleureux propice au bien-être.
Faim hivernale et thermorégulation : pourquoi le froid sollicite davantage notre appétit
Lorsque le mercure chute, notre organisme ne reste pas inerte. La thermorégulation, ce mécanisme biologique qui maintient la température corporelle à environ 37°C, s’active intensément. Le corps utilise alors plus d’énergie pour produire de la chaleur, reflétant une augmentation notable de nos besoins caloriques. Cette dépense accrue se traduit fréquemment par une sensation de faim plus marquée, notamment après une exposition prolongée au froid ou durant les longues soirées hivernales.
Cette nécessité énergétique supplémentaire influence de manière directe notre comportement alimentaire. Par exemple, une personne travaillant en extérieur pendant la période hivernale pourra avoir des apports énergétiques jusqu’à 15% supérieurs à ceux qu’elle aurait en été. À l’opposé, quelqu’un restant dans un environnement chauffé aura des besoins plus faibles, mais la sensation de faim peut tout de même augmenter en raison d’autres facteurs liés au froid et à l’absence de lumière.
La thermogenèse adaptative expliquée par cette consommation calorique accrue n’est qu’une des multiples facettes du phénomène. Notre métabolisme hivernal s’adapte en permanence aux températures extérieures pour protéger nos organes vitaux. Cette dépense énergétique supplémentaire ne dépend pas uniquement du froid direct sur la peau. En effet, même dans des conditions sèches ou lorsqu’on reste bien couvert, le corps est en alerte pour conserver sa chaleur, sollicitant alors davantage l’énergie alimentaire.
On constate donc un lien indéniable entre température et appétit : plus il fait froid, plus le corps réclame d’énergie. Cette augmentation des besoins énergétiques justifie une plus grande fréquence des repas ou des collations, afin d’apporter de l’énergie régulière et éviter les pics de faim importants favorisant le grignotage.
Pour illustrer ce phénomène, l’étude d’une équipe de chercheurs en nutrition de 2025 met en lumière un lien étroit entre exposition prolongée au froid et augmentation spontanée du volume alimentaire consommé chez plusieurs centaines de volontaires. Cette corrélation appuie l’idée que la faim hivernale n’est pas qu’une sensation subjective ou un simple effet psychologique, mais bien un signal physiologique adapté aux besoins du corps.

Les hormones clés face à la baisse de lumière : un impact insoupçonné sur la faim hivernale
Au-delà de la thermorégulation, l’éclairage naturel joue un rôle central dans la modulation de notre appétit durant la saison froide. La diminution de la lumière du jour en hiver agit sur des hormones fondamentales qui régulent notre sensation de satiété et de faim, augmentant souvent les fringales.
Deux hormones sont particulièrement sensibles à ces variations :
- La leptine, souvent qualifiée d’hormone de la satiété, diminue en hiver. Sa fonction est de signaler au cerveau que l’organisme est rassasié. Sa baisse entraîne une difficulté plus grande à se sentir plein après les repas.
- La ghréline
Cette combinaison hormone-dépendante amplifie la sensation de faim, rendant plus courant le grignotage ou les envies de sucré et de gras. Cette réaction trouve également une explication dans des fluctuations de deux autres hormones : la mélatonine et la sérotonine.
La mélatonine, hormone du sommeil, augmente naturellement avec l’obscurité. Si elle a pour effet de favoriser l’endormissement, elle peut aussi faire baisser l’énergie ressentie, contribuant à un état de fatigue plus prononcé. Par ricochet, la baisse de sérotonine, souvent appelée l’hormone du bien-être, pousse certains à compenser ce mal-être originel par la consommation d’aliments « réconfortants » riches en sucres ou en graisses.
Cette réalité hormonale explique le pourquoi de notre attirance instinctive pour la raclette, le gratin ou les autres plats traditionnels riches en hiver. Elle s’inscrit parfaitement dans un comportement alimentaire saisonnier, qui correspond à la demande énergétique et aux besoins émotionnels imposés par la période.
Comprendre ces mécanismes évite ainsi de percevoir cette augmentation d’appétit comme un simple manque de volonté, mais plutôt comme une adaptation complexe, naturelle, dictée par le rythme biologique et la nature elle-même.

Le rôle du métabolisme hivernal et de l’alimentation saisonnière dans la gestion de la faim
À l’approche de l’hiver, le métabolisme s’ajuste subtilement pour conjuguer thermorégulation et gestion des ressources. Cette phase implique souvent une baisse du rythme global du corps, conséquence du moindre équilibre lumière-sommeil et d’une activité physique réduite. Mais paradoxalement, comme évoqué, les besoins caloriques peuvent augmenter.
Le concept de métabolisme hivernal met en lumière ces adaptations énergétiques, nécessitant une alimentation équilibrée, riche en nutriments, mais aussi adaptée à cette fluctuation. C’est pourquoi choisir une alimentation saisonnière est fondamental pour répondre au double défi : satisfaire les besoins énergétiques tout en maintenant la santé et la satiété.
Cette alimentation privilégie :
- Les légumes de saison, particulièrement les soupes et bouillons chauffants, qui apportent vitamines, fibres et hydratation. Pour approfondir les bienfaits des bouillons en hiver, cet article est une ressource précieuse.
- Les protéines maigres qui favorisent la satiété et la réparation cellulaire.
- Les féculents complets, source d’énergie durable. Ils aident à stabiliser la glycémie et à éviter les coups de fringales.
- Les bonnes graisses, notamment celles issues des huiles végétales et des fruits oléagineux, pour un apport calorique de qualité.
Ce régime hivernal équilibré permet également d’espacer la fréquence des repas de façon à prévenir le grignotage impulsif. En associant un repas principal copieux et des collations bien pensées, la sensation de faim reste maîtrisée et la consommation d’aliments trop riches, souvent en excès, est limitée.
Adopter ces principes contribue non seulement à la satisfaction des besoins de thermorégulation mais aussi au maintien d’un poids stable durant la période hivernale, évitant les variations importantes liées aux excès alimentaires.
Comment les habitudes quotidiennes à l’intérieur influencent la faim hivernale et notre rapport à l’alimentation
Avec la baisse des températures, on diminue souvent la mobilité : on reste plus à la maison, on pratique moins d’activités sportives en extérieur. Le ralentissement de notre quotidien est un facteur puissant favorisant la sensation de faim, mais aussi la nature des aliments recherchés.
Rester dans un espace chauffé peut limiter les besoins énergétiques liés au froid, mais favorise paradoxalement le grignotage. Le domicile devient un refuge où l’on picore plus souvent entre les repas, poussés par un besoin de réconfort ou un simple ennui.
De plus, la tentation des plats riches est d’autant plus forte qu’ils symbolisent chaleur et convivialité. Plusieurs facteurs s’imbriquent :
- La fatigue accumulée et la demande émotionnelle qui poussent à chercher des aliments gourmands, souvent gras ou sucrés.
- Le temps passé à la maison, propice à la facilité d’accès aux snacks.
- La culture alimentaire, avec des envies saisonnières de recettes traditionnelles comme la tartiflette ou la fondue.
Pour mieux gérer ces défis, il est recommandé d’adopter des stratégies simples. Ne pas sauter de repas, privilégier des collations riches en protéines ou en fibres, et proposer des repas maison réconfortants permettent de réduire la sensation de faim spontanée. Pour les amateurs de boissons chaudes réconfortantes, opter pour un chocolat chaud peu sucré à la poudre de cacao est une bonne option — découvrez pourquoi le jus d’orange peut aussi être un allié santé en hiver ici.
Un autre levier important est l’hydratation : en hiver, on boit moins, alors que la déshydratation peut parfois être confondue avec la faim. Privilégier la consommation régulière d’eau, tisanes ou cafés décaféinés aide à maintenir un équilibre sain.
Conseils pratiques pour apaiser la faim hivernale sans frustration ni excès
La gestion de la faim hivernale sans céder à la frustration ni à la gourmandise excessive est possible avec quelques bonnes pratiques. Voici une liste d’astuces à intégrer à votre quotidien :
- Ne pas sauter de repas : cela évite les pics de faim et le risque de trop manger ensuite. Une pause goûter avec un fruit, un yaourt ou quelques noix peut suffire à calmer une petite faim.
- Composer des repas complets en privilégiant l’équilibre entre légumes, protéines, féculents et bonnes graisses. Un repas bien structuré rassasie durablement et diminue l’envie de grignoter.
- Favoriser les soupes ou plats maison pour combiner chaleur, satiété et apport nutritionnel.
- Autoriser le plaisir avec de petites portions de mets plus riches, dégustés lentement pour mieux savourer et éviter les excès.
- Veiller à une bonne hydratation pour réduire les confusions entre soif et faim.
- Créer du réconfort sans nourriture : cocooning sous un plaid, utilisation d’une bouillotte, activités relaxantes (lecture, musique) peuvent apaiser l’envie de grignotage liée au besoin de chaleur.
- Pratiquer régulièrement une activité physique douce : marche, étirements, yoga, même à la maison, contribuent à réguler l’appétit et booster le moral pendant la période hivernale.
| Astuce | Effet attendu | Exemple concret |
|---|---|---|
| Repas équilibrés | Rassasie durablement, évite le grignotage | Dîner avec légumes vapeur, quinoa, filet de poulet et huile d’olive |
| Soupes maison | Apporte chaleur et hydratation | Velouté de potimarron et lentilles corail |
| Hydratation régulière | Diminue fausses sensations de faim | Boire une tasse de tisane ou eau citronnée plusieurs fois par jour |
| Activité physique douce | Stimule le moral et équilibre hormonal | 30 minutes de marche à rythme modéré, 3 fois par semaine |
| Moments de réconfort non alimentaires | Réduit l’envie de grignotage émotionnel | Lecture au coin du feu sous un plaid douillet |
Mieux vaut adopter une approche souple et à long terme. En tenant compte de votre propre ressenti, vous pouvez ainsi traverser la saison froide sans culpabilité et avec une meilleure maîtrise de votre appétit.

Pourquoi avons-nous plus souvent faim en hiver ?
Le froid augmente la dépense énergétique du corps pour maintenir sa température, ce qui augmente la sensation de faim. Par ailleurs, la baisse de lumière modifie les hormones de la faim et de la satiété, favorisant les fringales.
Comment l’alimentation peut-elle aider à mieux gérer la faim hivernale ?
En privilégiant des repas équilibrés riches en légumes, protéines et bons glucides, on apporte une énergie régulière qui permet de contrôler la faim, évitant ainsi les grignotages et les excès.
Quelles sont les hormones impliquées dans la sensation de faim liée au froid ?
La leptine (hormone de la satiété) diminue en hiver, tandis que la ghréline (hormone de la faim) augmente, ce qui intensifie le sentiment de faim.
Comment limiter la prise de poids liée à la faim hivernale ?
Il est conseillé de maintenir une fréquence régulière des repas, d’adopter une alimentation de saison équilibrée et de pratiquer une activité physique régulière, même douce.
Le grignotage est-il inévitable en hiver ?
Pas forcément. En composant correctement les repas, en s’hydratant bien, et en créant un environnement chaleureux de réconfort, il est possible de limiter la fréquence des grignotages.
